Certains avaient fait plusieurs heures de route pour être à Beloeil ce matin-là. Huit représentants de quatre coopératives ambulancières membres de la Fédération des coopératives de paramédics du Québec (FCPQ) — Urgences Bois-Francs (UBF), la Coopérative des paramédics de l’Outaouais (CPO), la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ) et la Coopérative des techniciens ambulanciers de l’Estrie (CTAE) — s’étaient donné rendez-vous chez Demers.
Le temps de se saluer, la conversation était déjà engagée. Puis, très vite, les échanges ont suivi le groupe jusqu’à la ligne de production.
Derrière les murs d’une ambulance
À mesure que les véhicules prenaient forme devant eux, les questions se multipliaient. Châssis, configurations, aménagement intérieur : les participants comparaient ce qu’ils voyaient à leurs propres véhicules et partageaient leurs façons de faire.
Plusieurs moments de compréhension ont émergé naturellement : « Ah, OK, c’est comme ça que ça fonctionne. »
La superviseure de la CTAQ, qui a employé ces mots, prenait même des notes afin d’expliquer à ses paramédics les raisons derrière certains choix d’aménagement. La visite permettait aussi de découvrir les configurations choisies par d’autres services canadiens et américains, et parfois, des options auxquelles les participants n’avaient tout simplement pas pensé.
De là est venue la question : jusqu’où peut-on adapter une ambulance aux besoins particuliers d’un service? Cette situation a permis d’aborder la personnalisation, les demandes spéciales et la façon dont Demers évalue leur faisabilité dans le respect des normes.
Des représentants de coopératives ambulancières visitent la ligne de production de Demers.
Quand les visiteurs commencent à proposer des solutions
À l’ingénierie, les échanges ont pris une toute autre dimension.
Le groupe a découvert plusieurs projets en cours de développement directement liés au quotidien des paramédics. Entre autres, l’adaptation d’un support pour accueillir de nouveaux sacs servant au transport des bouteilles d’oxygène, de plus en plus utilisés par certains services québécois. Cette dernière solution est d’ailleurs actuellement en processus de certification BNQ.
Une ingénieure de Demers présente une solution en développement à un représentant d’une coopérative ambulancière.
Rapidement, les participants ne se contentaient plus d’observer : ils parlaient de leurs propres essais, des adaptations réalisées dans leurs véhicules et de ce qui fonctionne, ou atteint ses limites.
Pour les équipes de Demers, cette rétroaction nourrit directement le travail de développement. Elle permet aussi d’expliquer pourquoi une modification apparemment simple doit passer par plusieurs étapes de conception, d’essais et de validation avant de prendre la route.
La visite a ainsi permis de détailler le travail des équipes d’ingénierie mécanique, électrique et d’innovation et de montrer qu’ils travaillent non seulement à répondre aux besoins d’aujourd’hui, mais aussi à faire évoluer les ambulances de demain.
Parmi ces développements, les visiteurs ont pu essayer le nouveau siège conducteur électrique destiné aux plateformes Ford E-Series. En l’essayant, une paramédic de plus petite taille a tout de suite senti la différence : les réglages facilitaient une position de conduite plus naturelle.
Au service après-vente, la visite a pris une dimension plus personnelle. Plusieurs participants connaissaient déjà des membres de l’équipe par téléphone, sans les avoir nécessairement rencontrés. Cette fois, ils se sont parfois reconnus… à leur voix.
Les échanges avaient des airs de retrouvailles et ont permis de mettre des visages sur les personnes qui les accompagnent lorsqu’un besoin survient.
La visite s’est poursuivie au magasin de pièces et au centre de remise à neuf, donnant un aperçu plus large du soutien offert tout au long du cycle de vie d’une ambulance.
Des représentants de coopératives ambulancières rencontrent l’équipe du centre de pièces Demers.
Des représentants de coopératives ambulancières visitent le centre de remise à neuf de Demers.
Un partenariat qui se construit dans les deux directions
Au terme de la journée, l’apprentissage s’était fait dans les deux directions.
Les visiteurs repartaient avec une meilleure compréhension de ce qui se cache derrière leurs véhicules. De leur côté, nos équipes repartaient avec des questions, des idées et des commentaires directement liés à l’usage des paramédics de nos ambulances.
C’est aussi ce que permettent ces rencontres : créer un espace où fabricants et utilisateurs peuvent partager leur expertise et faire évoluer les solutions ensemble.
Un représentant de la CPO disait même qu’il aurait aimé avoir plus de temps pour échanger. Un participant de la CTAE, qui avait déjà visité les installations, rappelait pour sa part que ce type de rencontre reste pertinent chaque fois, justement parce que les produits et les façons de faire continuent d’évoluer.
Merci aux représentants d’UBF, de la CPO, de la CTAQ et de la CTAE d’avoir pris la route pour venir rencontrer nos équipes et, surtout, d’avoir partagé aussi ouvertement leur expérience.
Les portes de Demers demeurent ouvertes. Vous aimeriez découvrir nos installations, rencontrer les équipes derrière vos ambulances et échanger directement avec elles? Parlez-en à votre représentant Demers pour organiser une visite.