Derrière chaque demande, une priorité : identifier la bonne pièce parmi plus de 110 000 références, éviter les erreurs et maintenir la disponibilité des véhicules.
Un aileron craqué. Une lumière de scène à remplacer. Une composante de climatisation manquante. Pour une équipe de flotte, de maintenance ou d’opérations, une demande de pièce peut faire la différence entre une ambulance prête à sauver des vies et un véhicule immobilisé.
Dès qu’une demande arrive à parts@demers-ambulances.com ou via le formulaire en ligne, elle est évaluée selon une question simple : le véhicule peut-il encore répondre aux appels?
« Une poignée de porte arrière brisée, par exemple, peut mettre une ambulance hors service car elle bloque l’accès au compartiment de soins. À l'inverse, une vitre fissurée sur une armoire peut attendre un peu. La vraie question, c'est toujours : est-ce que le véhicule peut continuer à permettre aux paramédics de prodiguer leurs soins de façon sécuritaire? »
— Josianne Véronneau, superviseure des pièces aux Services Client
Cette première analyse oriente la demande vers la solution qui limitera le mieux l’impact opérationnel.
La bonne information : la voie rapide
Dans un environnement où chaque heure compte, une demande précise accélère le traitement.
« Aidez-nous à vous aider. Plus on reçoit d'informations dès le départ, moins il y a d'allers-retours et plus vite les pièces peuvent partir. »
— Éric Gauthier, technicien aux pièces
Le premier réflexe n’est pas de chercher une pièce, mais d’ouvrir le dossier du véhicule. Le numéro de série confirme la configuration exacte de l’ambulance : année, options, composantes et particularités. Car même deux ambulances semblables peuvent différer suffisamment pour rendre une pièce incompatible.
« On a déjà vu un client identifier une pièce en disant : "Oui, c'est celle-là." Pourtant, il existait deux modèles qui se ressemblaient beaucoup, mais qui ne se branchaient pas de la même façon. Sans le numéro de série, on aurait pu envoyer la mauvaise pièce. »
— Josianne Véronneau
« Une photo vaut mille mots. Ensuite, le VIN nous permet de confirmer qu'il s'agit bien de la bonne version pour ce véhicule. »
— Éric Gauthier
Les cinq informations qui peuvent accélérer le traitement
- le numéro de série ET le numéro de stock du véhicule (sur l’étiquette dans la porte côté conducteur);
- une courte description du problème;
- des photos;
- la quantité désirée;
- le numéro de bon de commande, au besoin.
Ce que notre équipe valide avant l’expédition
Chaque demande provenant du Québec est prise en charge par un spécialiste du centre de pièces de l’Est du Canada. Si les informations sont complètes, la préparation commence immédiatement.
Dans l’Est seulement, l’équipe traite environ une trentaine de commandes par jour. Certaines sont simples; d’autres exigent plus de recherches lorsqu’une composante a évolué, que plusieurs versions existent ou qu’un véhicule a été configuré sur mesure.
Le vocabulaire varie aussi d’un service à l’autre. Lorsqu’un client demande une « sirène », parle-t-il du haut-parleur ou du module électronique?
« Dans le doute, on prend le téléphone et on appelle le client. »
— Éric Gauthier
Cette validation confirme la bonne référence, qu’il s’agisse d’une pièce d’origine de l’ambulance ou d’une composante intégrée. Elle contribue à préserver la sécurité, les performances et la durabilité du véhicule.
Une fois les vérifications terminées, le dossier passe à l’entrepôt. Les pièces sont prélevées, emballées, pesées et préparées pour l’expédition. Si tout est en stock et que la demande arrive avant le milieu de l’après-midi, l’expédition peut souvent se faire le jour même.
Dans certains cas, notre équipe peut aussi intervenir à votre caserne. L’un de nos deux techniciens mobiles couvrant le Québec peut apporter les pièces requises et les installer sur place. Pour les services près de notre entrepôt, le ramassage demeure une option rapide, sans frais de transport.
Un inventaire bien maintenu et des alternatives
Pour les pièces critiques, tout est fait pour réduire les risques de rupture.
« On regarde notre historique. Si une pièce revient souvent et qu'elle peut mettre un véhicule hors service, on ajuste nos niveaux d'inventaire pour éviter d'en manquer. »
— Josianne Véronneau
« Si une pièce n'est pas disponible d'un côté, on regarde si on a un équivalent de l'autre. L'objectif, c'est d'aider le client, pas seulement de garder un inventaire. Donner un délai qui n'a pas de bon sens ne fait pas partie de notre langage. On essaie bien d'autres choses avant d'en arriver là. »
— Josianne Véronneau