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Plus qu’une question de température : choisir la bonne solution CVAC pour une ambulance

Pendant un quart de travail, le prochain appel peut arriver dans une minute… ou dans une heure. Lorsqu’il survient, pas le temps d’attendre que la température dans l’ambulance devienne idéale. Lors des épisodes de canicule, une ambulance immobilisée au soleil accumule rapidement de la chaleur, ce qui influence autant le confort des paramédics que celui des patients. 

Or, le meilleur système de chauffage, de ventilation et d’air climatisé (CVAC) n’est pas nécessairement le plus puissant : c’est celui qui correspond aux conditions d’utilisation de la flotte. Chez Demers, trois niveaux de performance permettent d’adapter l’ambulance à son environnement :

  • Le système standard, conçu pour répondre aux exigences applicables et aux besoins de la majorité des services préhospitaliers d’urgence; 
  • Le système haute performance, déjà offert au Québec, qui ajoute un système indépendant entièrement consacré au compartiment de soins; 
  • Arctic Range, développé pour des environnements beaucoup plus exigeants, comme certaines régions particulièrement chaudes et arides des États-Unis.

Une même ambulance, plusieurs réalités… et plusieurs solutions

Toutes les ambulances n’évoluent pas dans les mêmes conditions, donc les besoins varient considérablement d’un service à l’autre : déploiement dynamique ou attente en caserne, courts transports urbains ou longues distances, climat sec ou humide. Avant de choisir votre système CVAC, posez-vous six questions :
  1. Dans quel climat l’ambulance sera-t-elle utilisée?
  2. L’humidité est-elle souvent élevée?
  3. Combien de temps demeure-t-elle immobilisée entre les appels?
  4. Les transports sont-ils généralement courts ou longs?
  5. Le véhicule retourne-t-il à la caserne ou fonctionne-t-il en déploiement dynamique?
  6. Quelle rapidité de refroidissement recherchez-vous pour le module de soins?

Le châssis (Ford ou GM), le type (I, II ou III) et le modèle (MX 151, MX 164 ou TXB) de véhicule jouent eux aussi un rôle important, puisqu’ils déterminent en partie les configurations CVAC possibles.

Avec des étés plus chauds et plus humides, plusieurs organisations réévaluent aujourd’hui leurs besoins et se tournent vers des options qui dépassent les normes.

« Historiquement, ce n'était pas nécessairement un enjeu aussi important. Mais aujourd’hui, ça devient de plus en plus un investissement pertinent. »

Pourquoi un système indépendant fait la différence

Dans une ambulance de type I et III, le système de climatisation standard du châssis est d’abord conçu pour la cabine avant. Sur plusieurs configurations Ford, ce même système doit également alimenter le compartiment de soins, et il y arrive en répondant aux normes actuelles.

Le système haute performance ajoute plutôt un deuxième circuit complètement indépendant, avec son propre compresseur, son propre condenseur et son propre évaporateur. Pendant que le système du châssis climatise la cabine, le second est entièrement consacré au module de soins.

Résultat : un refroidissement plus rapide et une meilleure stabilité de la température lorsque les conditions deviennent particulièrement exigeantes, notamment lors de transports courts.

La performance ne se résume pas qu’aux BTU

Lorsqu’on compare deux systèmes CVAC, il est tentant de regarder uniquement leur puissance. En réalité, la performance dépend de l’ensemble du système. Compresseur, condenseur, évaporateur, circulation d’air, isolation et commandes doivent être conçus pour fonctionner ensemble.

« Ce n’est pas juste de dire : “Moi, je veux plus de BTU.” Si une composante est beaucoup plus performante que les autres, elle devient limitée par le reste du système. On peut même finir par payer plus cher pour une technologie qui n'apporte pas le gain attendu. C'est pour ça qu'on regarde l'ensemble du système, et qu'on va ensuite le mesurer en chambre climatique. »

En 2026, Demers a introduit un nouveau design de condenseur avant, pouvant accueillir différents modèles et offrant une performance équivalente ou supérieure. Cette flexibilité facilite également l’accès aux pièces pour l’entretien et les réparations.

Une bonne isolation du module de soins, déjà installée au Québec, joue elle aussi un rôle. En limitant les échanges de chaleur avec l’extérieur, elle aide le système CVAC à atteindre et à conserver la température souhaitée plus efficacement.

Les essais en laboratoire... puis la vraie vie

Avant leur mise en service, les ambulances sont soumises à des essais climatiques afin de vérifier que leur système CVAC respecte les exigences applicables. Ces essais se déroulent dans des conditions contrôlées et permettent d’établir une base commune de performance. Ils ne reproduisent toutefois pas toutes les contraintes auxquelles une ambulance peut être exposée une fois en service.

« Les standards sont là pour définir les critères minimaux. Pour le reste, ça devient une décision de l'utilisateur, de l'acheteur. »

Mais chez Demers, l’évaluation ne s’arrête pas à la certification. Un protocole interne permet aussi de mesurer la rapidité de refroidissement, la température minimale atteinte et la récupération après l’ouverture des portes, dans des conditions plus exigeantes.

Ces essais permettent de mieux comprendre la réaction du système avant de le confronter aux nombreuses variables du terrain, comme l’humidité, le rayonnement solaire ou les longues périodes au ralenti.

Penser au confort d'aujourd'hui… et aux besoins de demain

Le choix d’une solution CVAC ne se limite pas à l’achat d’une ambulance neuve. Selon l’âge de la flotte et les priorités des services ambulanciers, il peut être pertinent d’intégrer une solution plus performante dans le cadre d’une remise à neuf ou de planifier certaines mises à niveau progressives.

Dans ce dernier cas, Andréane Kirouac recommande « d’établir un calendrier pour convertir graduellement les véhicules, plutôt que de devoir tout faire en même temps ». Cette approche permet de répartir les investissements tout en améliorant progressivement les conditions de travail des équipes.

Enfin, même le meilleur système CVAC ne peut offrir son plein potentiel sans un entretien préventif rigoureux. Une inspection régulière demeure essentielle pour préserver ses performances et assurer la disponibilité des ambulances année après année.

Pour en savoir plus, consultez notre article « L’importance de l’entretien préventif de votre système CVAC ».

Pour une évaluation de vos besoins en fonction de nos solutions, contactez votre représentante.

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